
Nike Giannis Freak 8 : le test complet
Huitième chaussure signature du Greek Freak, la Freak 8 marque une évolution dans la continuité du modèle 7. Mais également avec un profil qui change énormément par rapport aux premiers modèles.
Traction
La Freak 8 utilise une gomme épaisse mais relativement souple, avec des motifs assez espacés qui laissent apparaître le ReactX sous la semelle.
Cette épaisseur crée parfois une petite déconnexion entre le pied et le sol sur certains mouvements agressifs. L'épaisseur de la gomme extérieure augmente légèrement la distance entre le pied et le parquet et ça peut se ressentir à l'avant pied. (cf. stabilité, manque d'agilité)
Le squeak est assez moyen, mais il ne faut pas s'y fier : la capacité d'accroche est très bonne. On a simplement moins ce repère auditif que sur d'autres modèles.
Sur poussière, elle se comporte également plutôt bien. La traction perd en agressivité, mais sans provoquer de grosses glissades. Attention en revanche à l'humidité, qui dégrade davantage son accroche.

Amorti
Le setup repose sur un core en ReactX encapsulé dans une mousse légère, dans une construction finalement assez proche du sol.
La sensation directe sous le pied est celle d'une légère compression. Le pied vient se heurter au moelleux du ReactX, mais s'y enfonce finalement assez peu à cause d'un strobel relativement dense qui vient stabiliser l'ensemble.
L'amorti est donc davantage orienté vers la protection contre les chocs et le confort. La mousse en elle-même est plutôt soft et apporte un léger rebond, mais la construction de la chaussure ne permet pas de profiter pleinement de son potentiel de retour d'énergie.
La mousse qui encapsule le ReactX se comprime en revanche très bien. Elle est aidée par le design de la semelle intermédiaire, inspiré d'ailes, dont les découpes encouragent la mousse à se compresser pour absorber les impacts.
Le résultat est une transition talon-pointe particulièrement fluide et agréable.

Fit et matières
Giannis Antetokounmpo tient à conserver sa chaussure signature à un prix relativement abordable, et cela implique forcément quelques sacrifices, notamment au niveau des matériaux.
Le upper est composé d'un mesh alvéolé recouvert d'une fine couche de plastique, très malléable mais sans véritable stretch.
À l'intérieur, l'ensemble du chaussant est rembourré, mais la mousse comme le textile utilisés donnent une sensation assez cheap. La languette, le laçage, tout ça, on sent que c'est cheap.
Malgré ça, la souplesse générale du upper et de l'amorti rend la Freak 8 très confortable à porter. C'est je pense sa grande force. La chaussure est facile à enfiler et super confortable.
Le revers pour moi a surtout été le fit. Non pas qu'il soit mauvais, mais il n'est simplement pas optimal pour mon type de pied, ce qui ne m'a pas permis d'apprécier complètement la chaussure malgré ses nombreuses qualités.
La Freak 8 est plutôt normale en largeur, mais possède un volume interne assez important. Les pieds plus épais ou plus larges, ainsi que les joueurs portant des chevillères, seront probablement davantage en mesure d'exploiter les qualités de cette chaussure.

Maintien et stabilité
La base de la Freak 8 est l'une des plus larges chez Nike.
La mousse externe se compresse beaucoup sous l'action du pied et pourrait théoriquement créer de l'instabilité, mais cette base très large vient sécuriser l'ensemble. C'est particulièrement vrai à l'avant-pied, qui est difficile à emmener en torsion vers l'extérieur, alors que le talon reste légèrement plus libre.
Dans mon cas, le manque de cohérence entre le fit et mon pied fin a créé du mouvement à l'intérieur de la chaussure. J'ai dû compenser en resserrant régulièrement mes lacets, parfois jusqu'à provoquer un engourdissement du pied.
Au niveau du design, la semelle intermédiaire inspirée d'ailes vient encapsuler le pied aussi bien latéralement que du côté médial.
Ce design agit comme si ces "ailes" enveloppaient le pied pour le stabiliser. Mais cette largeur et cette "masse" supplémentaire notamment à l'avant pied sous le gros orteil a enlevé un peu d'agilité et de naturel dans la foulée.
Visuellement, la semelle intermédiaire paraît assez épaisse, mais le pied est en réalité relativement proche du sol et repose véritablement à l'intérieur de la structure. Le mur formé par la semelle intermédiaire sécurise alors le pied et le maintient sur le footbed lorsqu'il vient s'y heurter pendant un changement de direction.
Le talon possède également une coque interne pour sécuriser le pied, mais celle-ci reste assez simple. Le talon est peu sculpté, avec une construction qui privilégie davantage le confort.
La conséquence de tout ça dans mon cas est assez particulière : mon pied fin continuait de se balader dans la chaussure, tout en restant globalement en sécurité. Il y avait du jeu, sans véritable sensation que le pied allait sortir de la plateforme.
La chaussure offre de la protection mais est très souple, et plutôt légère.
Le verdict
La Freak 8 change beaucoup par rapport aux premières signatures de Giannis et propose une chaussure avant tout confortable, avec sa construction générale encourageant la compression et la souplesse.
Son principal facteur à prendre en compte reste finalement le fit. Son volume interne important conviendra beaucoup mieux aux pieds plus épais ou plus larges et aux joueurs portant des chevillères. Pour un pied fin comme le mien, le maintien structurel est là, mais le pied conserve trop de liberté à l'intérieur de la chaussure.
Une Freak 8 très agréable et rassurante à jouer, à mettre sur la liste des paires cozy cette saison.